Mes 5 retours d'expérience sur l'app Pokémon Go

L'app Pokémon Go explose tous les compteurs et est devenue un véritable phénomène de société. Elle a transformé la France en un terrain de jeu géant avec des effets inattendus : la SNCF obligée de rappeler de ne pas chasser les Pokémon sur les voies. Il s'agit de comprendre cet engouement addictif : app téléchargée !

Mes 5 retours d'expérience sur l'app Pokémon Go

Une fois l'app téléchargée et l'avatar déclaré, le jeu commence très vite. On se retrouve dans un nouvel univers, celui de la Réalité Augmentée : des éléments virtuels se rajoutent à la réalité physique. Aléatoirement, des personnages virtuels, des Pokémon, apparaissent autour de nous (merci la géolocalisation !) que l'on peut attraper par un lancer de balles ou Pokéball, pas toujours évident d'ailleurs. Le but du jeu : devenir le plus grand des dresseurs de Pokémon. Ces personnages peuvent apparaître au bureau, sur la route, dans le train... Le monde extérieur devient un terrain de jeu. La chasse est ouverte et devient très vite addictve ! Pour corser un peu la recherche, certains Pokémon sont rares et recherchés ... 

Il est possible de gagner des points et Pokéball en passant près de Pokéstop (iIs sont signalés en bleu sur le plan avec la photo du lieu : penser d'ailleurs à la faire tourner et non à cliquer dessus comme je le faisais au début !). Et quand vous atteignez le niveau 5, vous pouvez vous confronter à d'autres dresseurs dans des arènes pour gagner de nouveaux Pokémon. Ces arènes sont indiquées sur votre plan et peuvent être situées à proximité d'une école, une gare ...

Tous les ingrédients sont là pour attirer les petits et les grands. On se surprend à faire des détours pour gagner quelques points ou découvrir de nouveaux Pokémon. Est-ce que l'addiction va rester ? Gen X, j'avoue que je ne me vois pas combattre des dresseurs de Pokémon en particulier dans l'arène de l'école primaire à côté de chez moi ! Au bout d'un certain nombre de Pokémon même rares, j'imagine que l'envie va diminuer.

Mais cette expérience est très intéressante et présage de nouveaux usages et de nouveaux codes. Voici les 5 points que je retiens :

1-  La Réalité Augmentée fait une grande entrée qui ne peut que croître. On voit ici la plus-value d'informations virtuelles qui se superposent à la réalité. Il y a une sensation d'immersion et de proximité qui génère une véritable addiction associée bien sûr à la gamification proposée dans le jeu. Rien qu'avec l'interface d'un smartphone, l'apport de la Réalité Augmentée est assez bluffant. On imagine le potentiel quand masques de réaltié virtuelle ou lunettes connectées se démocratiseront.

2 - C'est l'Eldorado pour les marques qui sauront accompagner cet engouement avec une approche servicielle et utile. Axes potentiels : sous forme de partenariat payant avec le developpeur du jeu Niantic qui intégrera des arènes ou Pokéstop sur les lieux de la marque, ou en surfant sur la vague comme Monoprix qui distribue gratuitement des sacs cadeaux dans ses enseignes aux chasseurs de Pokémon.  

3 - Ces nouveaux usages apportent aussi des risques imprévus. L'application délivre des messages préventifs "Ne pas conduire en chassant les Pokémon" "Respecter la propriété d'autrui". On peut sourire des panneaux qui rappellent l'interdiction de marcher sur la pelouse. Mais cela devient sérieux quand la SNCF est obligée de rappeler de ne pas circuler sur les voies. En effet, l'app ne fait pas la différence entre une voie de train et la rue. On imagine aussi le problème de concentration des élèves à la rentrée des classes. Qui touche potentiellement aussi le monde du travail.

4 - Encore une fois l'usage casse les idées reçues : il n'y a pas d'âge pour jouer et ce sont parfois les plus agés qui sont les plus passionnés. Il n'y a qu'à entendre les conversations dans la rue. Les premières statistiques nous viennent des Etats-Unis en avance sur la sortie de l'app : 63% des joueurs sont des femmes et le profil type est une femme de 25 ans qui gagne 90 000 dollars par an. 25% des joueurs ont entre 25 et 50 ans et 22% entre 13 et 17 ans. (source SurveyMonkey)

5- L'engouement suscite le débat. Des voix s'élèvent pour affirmer que "Pokémon Go est le jeu le plus stupide du monde". J'ai envie de dire et alors ? Il y a les sourires des enfants, des échanges entre inconnus qui se croisent à la recherche de Pokémon, des parents qui s'informent auprès de leurs enfants très fiers de partager leur savoir, des conversations drôles et originales sur les réseaux sociaux. A chacun de se faire sa propre idée. 

 

Et si vous débutez et souhaitez comprendre le fonctionnement du jeu, je vous laisse avec le guide suivant très complet !

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